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La loi de Parkinson

N’avez-vous pas remarqué que la plus part des gens travail plus efficacement dans l’urgence ? Un bon exemple est le rapport de fin d’étude des étudiants, la présentation pour la réunion du lendemain… Vous avez la plus part du temps bien plus de temps qu’il ne vous en faut pour accomplir votre tâche. Il en résulte un report permanent jusqu’au moment critique où il faut produire.

La loi de Parkinson dit que « tout travail tend à se dilater pour remplir tout le temps disponible ».

En clair si vous donnez à quelqu’un 1 mois pour accomplir un travail qui peut-être fait en une semaine, ou en quelques heures, ce travail prendra effectivement 1 mois à être réalisé.

L’Homme :

Cyril Northcote Parkinson est un historien et essayiste Britannique. Il vécu de 1909 à 1993. C’est en 1955 alors qu’il est professeur à l’université de Malaisie à Singapour qu’il publiera l’article original de la loi qui porte son nom dans The Economist.

Les 3 lois de Parkinson

1. Tout travail tend à se dilater pour remplir tout le temps disponible

2. Tout collaborateur tend à multiplier ses subordonnés et non ses rivaux.

3. Tout organisme dont l’effectif atteint ou dépasse 1000 personnes n’a pas besoin d’autre travail que de gérer ses effectif pour être occupé à temps plein.

Si je vais surtout revenir sur la première loi, il est intéressant de passer un peu de temps sur les 2 autres qui sont assez symptomatiques de ce qui peut se passer dans nos entreprises.

La seconde loi

La seconde souligne le fait que l’on va avoir tendance à multiplier les subordonnées dans une équipes, qui risque eux même de multiplier à leur tour, les subordonnés. On obtient alors une structure pyramidale pas forcément très efficaces lorsque l’on a passé le seuil critique. Chaque tâche est tellement dilué dans la masse, qu’il est rare qu’elle aboutisse de façon satisfaisante ou conformément au besoin exprimé initialement.

Alors que peut-être que la solution réside simplement dans le fait de mettre un nouvel encadrant au même niveau que le premier (une sorte de seconde équipe) qui viendra en concurrence avec la première. Cette solution permettra essentiellement d’avoir une cellule dynamique pour permettre de réaliser les objectifs de l’entreprise.

On peut ainsi mieux organiser la répartition de la charge de travail en s’appuyant sur des encadrants avec des équipes à taille humaine.

La troisième loi

La troisième loi met en évidence la réalité des grosses entreprises. En effet plus le nombre de personnes qui la compose est important, plus l’entreprise va devoir apprendre à gérer tout ce monde. Pendant qu’elle gère l’humain, elle ne gère plus le business.

Tout l’enjeu est donc de trouver des solutions pour garder une entreprise de taille importante, dynamique, productive et innovante.

Certaines grosses administrations sont victimes de cela a tel point que personne ne sait vraiment qui gère quoi.

Mais revenons sur la première loi.

Comment bien utiliser la loi de Parkinson pour en tirer profit ?

C’est assez simple sur le papier il suffit de donner strictement le temps nécéssaire à la réalisation d’une tâche. Faut-il savoir bien évaluer le temps nécessaire à la réalisation du dit travail.

En prenant en compte cette loi vous pouvez tendre ou non le rythme de travail dès lors que vous rester dans le domaine du réalisable.

Demander une tâche en 2H alors qu’il en faudrait en réalité le double n’est pas concevable. En revanche si vous voulez laisser 8H pour une tâche qui en demande 4, rien ne vous en empêche. Vous devez cependant prendre en compte qu’il y a de forte chance pour que la production ne commence qu’a partir des 4 dernières heures. A défaut les 4 premières heures risquent de ne pas être très productives.

Nécessité d’établir des objectif temps réaliste

C’est là que réside tout l’enjeu ! De votre capacité à évaluer au plus juste le temps nécessaire à la réalisation des différentes tâches dépendra votre efficacité et celle de votre équipe.

Rappelons qu’un objectif quel qu’il soit doit être SMART (Simple, Mesurable, Acceptable, Réaliste et Temporel).

Vous devrez  bien entendu tenir compte des motivations de la personnes à qui vous confier la tâche. Mais également évaluer ses capacités à la réaliser dans un temps donné.

A partir de là, vous devez lui confier la tâche avec un objectif de temps au plus juste afin d’éviter le phénomène de procrastination. Vous pouvez également échanger avec votre collaborateur pour évaluer ce qui est acceptable pour lui en terme de timing et trouver ensuite un juste milieu.

Vers le gain de productivité

Au fur et à mesure que vous travaillerez sur ce management du temps avec vos collaborateurs vous évaluerez plus rapidement et de manière plus systématique le temps réellement nécessaire à la réalisation de leur travail.

Petit à petit vous devrez observer un gain de productivité de vos collaborateur.

Je vous invite également à mesurer le temps réel que vous utilisez pour la réalisations de vos tâches.  Certaines méthodes de travail comme la technique Pomodoro s’avèrent d’ailleurs très efficaces pour lutter contre la loi de Parkinson.

Sebastien Corlouer

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